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Contrat d'entretien viager et d'entretien jusqu'au décès : différences et transfert immobilier

13-07-2026 / Regent Split
Contrat d'entretien viager et d'entretien jusqu'au décès : différences et transfert immobilier

Résumé

Le contrat d'entretien viager et le contrat d'entretien jusqu'au décès sont deux instruments juridiques distincts par lesquels l'entretien est assuré en échange du transfert de biens. La différence clé réside dans le moment du transfert de propriété immobilière : dans le cas du contrat d'entretien viager, la propriété ne passe qu'après le décès du bénéficiaire, tandis que dans le cas du contrat d'entretien jusqu'au décès, elle est transférée immédiatement après la conclusion du contrat, le plus souvent avec la rétention d'un droit d'habitation ou d'usufruit en faveur du bénéficiaire. Cette différence a un impact sur l'enregistrement au livre foncier, le traitement fiscal, le risque d'exposition aux créanciers, la possibilité de résiliation et les litiges potentiels avec les héritiers. Avant la signature, il est impératif de vérifier la forme du contrat, la nature de l'entretien, l'état du bien immobilier et toutes les inscriptions au livre foncier.

Points clés

  • Transfert de propriété – Dans le cadre d'un soutien viager, le bien immobilier n'est transféré au prestataire qu'après le décès du bénéficiaire, tandis que dans le cadre d'un soutien à vie, il est transféré immédiatement après la conclusion du contrat.
  • Forme du contrat – Les deux contrats doivent être sous forme écrite et conclus selon une forme strictement prescrite, avec la participation d'un tribunal ou d'un notaire.
  • Registres fonciers – Les droits découlant des contrats doivent être correctement enregistrés dans les registres fonciers, soit par le transfert de propriété, soit par l'inscription et la mention d'un droit d'habitation ou d'usufruit.
  • Traitement fiscal – Le type de contrat influence le moment de l'exigibilité de l'obligation fiscale et le traitement fiscal possible, il convient donc de le vérifier avant la signature.
  • Risques et litiges – Le soutien à vie comporte un risque plus élevé pour le bénéficiaire car il transfère la propriété immédiatement, et pour les deux contrats, il existe une possibilité de contestation et de résiliation.
  • Nouvelle réglementation – Les récentes modifications législatives soulignent davantage le contenu des obligations de soutien, introduisent une limitation du nombre de contrats par prestataire et un Registre spécial des contrats.

De nombreux propriétaires immobiliers âgés en Croatie souhaitent s'assurer à l'avance des soins et organiser le transfert de leurs biens d'une manière juridiquement durable et clairement définie. En pratique, les contrats de soutien à vie (contrat de soutien viager) et les contrats de soutien jusqu'à la mort (contrat de soutien jusqu'au décès) sont les plus couramment utilisés à cette fin, mais ces deux concepts sont souvent confondus à tort, bien qu'ils produisent des conséquences juridiques très différentes.

Pour les propriétaires d'appartements, de maisons et d'autres biens, la différence n'est pas seulement terminologique. Elle détermine qui est le propriétaire du bien immobilier durant la vie du bénéficiaire du soutien, comment les droits sont inscrits au cadastre, quel est le traitement fiscal, et ce qui se passe si la relation entre les parties se détériore. Ce guide se concentre sur le transfert de biens immobiliers, bien que le contrat de soutien puisse également couvrir d'autres biens.

Contenu


Qu'est-ce qu'un contrat de soutien à vie

Le contrat de soutien à vie est réglementé par la Loi sur les obligations comme un contrat par lequel le prestataire de soutien s'engage à subvenir aux besoins de l'autre partie ou d'un tiers jusqu'à son décès, et le bénéficiaire du soutien déclare lui donner, en échange, tout ou partie de ses biens, le transfert de ces biens n'intervenant qu'après le décès du bénéficiaire. Il est important de souligner qu'il ne s'agit pas d'un contrat de droit successoral, mais d'un contrat de droit des obligations relatif à l'aliénation de biens à titre onéreux, le transfert étant différé jusqu'au décès du bénéficiaire.

Dans le contexte immobilier, cela signifie que le bénéficiaire reste propriétaire de l'appartement, de la maison ou de tout autre bien immobilier contractuellement convenu de son vivant. Le prestataire, du vivant du bénéficiaire, ne dispose pas du bien immobilier en tant que propriétaire, mais acquiert un droit d'attente à devenir propriétaire après le décès du bénéficiaire s'il exécute correctement les obligations contractuelles.

Conseil professionnel : Si le contrat porte sur un bien immobilier, il est recommandé d'examiner immédiatement la manière de protéger les futurs droits du prestataire au cadastre, afin que le contrat ne reste pas « invisible » aux tiers.


Qu'est-ce qu'un contrat de soutien jusqu'à la mort

Le contrat de soutien jusqu'à la mort est juridiquement similaire par son objectif, mais sa structure est fondamentalement différente. Le prestataire de soutien s'engage également ici à subvenir aux besoins du bénéficiaire jusqu'à son décès, mais le bénéficiaire transfère la propriété immédiatement de son vivant, et non seulement après sa mort.

Pour les biens immobiliers, cela signifie que le prestataire devient propriétaire du bien dès la conclusion du contrat, tandis que le bénéficiaire conserve le plus souvent un droit d'habitation ou d'usufruit afin de pouvoir continuer à utiliser le bien jusqu'à la fin de sa vie. C'est précisément pourquoi le contrat de soutien jusqu'à la mort est plus risqué pour le bénéficiaire si la relation entre les parties devient problématique par la suite.

Conseil professionnel : Dans le cas du soutien jusqu'à la mort, les droits du bénéficiaire doivent être précisément garantis tant par le contrat que par l'inscription au cadastre, surtout si le bénéficiaire continue à vivre dans un bien qui n'est plus sa propriété.


Différence clé : le moment du transfert de propriété

La différence fondamentale entre le contrat de soutien à vie et le contrat de soutien jusqu'à la mort concerne le moment du transfert des biens au prestataire de soutien. Dans le cas du soutien à vie, le transfert du bien immobilier n'intervient qu'au décès du bénéficiaire, tandis que dans le cas du soutien jusqu'à la mort, il intervient immédiatement après la conclusion du contrat.

Cette différence modifie presque tout le reste : qui est le propriétaire formel du vivant du bénéficiaire, qui est exposé au risque d'exécution forcée et de créanciers, quel est le traitement fiscal, quelle est la complexité de la résiliation et quel est le niveau de protection du bénéficiaire en cas de litige. Par conséquent, le choix entre ces deux contrats n'est pas seulement une question de nom, mais une décision concernant le moment et les conditions dans lesquelles vous souhaitez transférer le bien immobilier.

Forme obligatoire du contrat et Registre

Les deux contrats sont strictement formels. Ils doivent être rédigés par écrit et authentifiés par un juge du tribunal compétent ou certifiés par un notaire public, c'est-à-dire rédigés comme un acte notarié. La personne habilitée doit lire le contrat aux parties, vérifier qu'elles ont compris les droits et obligations qui en découlent et les informer de ses conséquences.

La nouvelle réglementation renforce davantage la protection du bénéficiaire de l'entretien. Un Registre des contrats de soutien à vie et de soutien jusqu'à la mort a été introduit, et le nombre de contrats qu'un prestataire peut avoir simultanément est également limité. Le but de ces règles est de réduire le risque d'abus et d'empêcher la conclusion d'un nombre excessif de contrats que le prestataire ne peut raisonnablement pas exécuter correctement.

Conseil professionnel : En plus de la validité formelle du contrat, il est tout aussi important que le contenu du soutien soit décrit en détail – qui fournit le logement, la nourriture, les soins, les médicaments, les charges, les frais d'aide à domicile et les éventuels frais funéraires.


Inscription au cadastre

Dans le cas du contrat de soutien jusqu'à la mort, l'inscription du transfert de propriété au nom du prestataire de soutien est généralement effectuée au cadastre. Si un droit d'habitation ou d'usufruit a été convenu en faveur du bénéficiaire, ce droit doit également être dûment inscrit pour être visible et protégé vis-à-vis des tiers.

Dans le cas du contrat de soutien à vie, le transfert de propriété n'est pas effectué immédiatement car le bénéficiaire reste propriétaire jusqu'à son décès. En pratique, une mention du contrat est donc inscrite au cadastre afin que le futur droit du prestataire soit visible et protégé.

Conseil professionnel : Avant la signature et après l'inscription, demandez un nouvel extrait de cadastre et vérifiez que toutes les inscriptions ont été effectuées exactement comme convenu.


Droits et obligations des parties

L'obligation principale du prestataire est l'entretien, mais la loi et la pratique montrent que c'est précisément le contenu indéfiniment convenu de l'entretien qui ouvre le plus souvent la voie aux litiges. C'est pourquoi le contrat doit décrire précisément ce que l'entretien inclut : logement, nourriture, aide à domicile, soins, accompagnement chez le médecin, paiement des charges, médicaments et autres frais, selon la relation spécifique entre les parties.

La contrepartie principale du bénéficiaire est le transfert des biens convenus – différé pour le soutien à vie, ou immédiat pour le soutien jusqu'à la mort. La nouvelle réglementation souligne davantage l'importance de définir le plus précisément possible le contenu de l'entretien afin d'éviter les litiges ultérieurs concernant ce que le prestataire était réellement tenu de fournir.

Conseil professionnel : En plus du contrat, il est utile de tenir un registre précis des prestations d'entretien réellement fournies – factures, reçus, documents médicaux, paiements et autres preuves qui pourraient être essentiels par la suite.


Résiliation du contrat

Les deux contrats peuvent prendre fin par consentement mutuel, mais aussi par voie judiciaire lorsqu'une partie viole gravement ses obligations ou lorsque les relations entre les parties sont tellement perturbées que la poursuite de l'exécution du contrat n'est plus possible ou est manifestement injuste. En pratique, la résiliation est le plus souvent demandée en raison du non-respect des obligations d'entretien, de conflits graves entre les parties, de la négligence du bénéficiaire ou d'autres circonstances qui rendent la relation contractuelle insoutenable.

La résiliation n'est pas aussi délicate pour les deux contrats. Dans le cas du contrat de soutien à vie, le transfert de propriété n'a pas encore eu lieu, la situation juridique est donc plus simple. Dans le cas du contrat de soutien jusqu'à la mort, la propriété a déjà été transférée, de sorte que la résiliation soulève également la question de la restitution du bien immobilier à son état antérieur, ce qui rend la procédure plus complexe. Il est également important que les litiges concernant la modification, la résiliation, la constatation de nullité et l'annulation de ces contrats soient désignés par la loi comme des procédures urgentes.

Conseil professionnel : Si vous optez pour un soutien jusqu'à la mort, définissez à l'avance dans le contrat ce qui se passe en cas de violation grave des obligations, afin que l'éventuelle restitution du bien immobilier soit juridiquement plus claire.


Traitement fiscal du transfert

Le traitement fiscal du transfert de biens immobiliers en vertu d'un contrat de soutien à vie ou de soutien jusqu'à la mort ne doit pas être supposé à l'avance. En règle générale, de telles acquisitions sont liées à la taxe sur les transactions immobilières, mais le type de contrat influe sur le moment de la naissance de l'obligation fiscale et l'application éventuelle d'un traitement spécial selon la loi en vigueur.

Dans le cas du contrat de soutien à vie, le moment du transfert est lié au décès du bénéficiaire, tandis que dans le cas du contrat de soutien jusqu'à la mort, le transfert intervient immédiatement, ce qui peut avoir des conséquences pratiques importantes pour le moment fiscal et la planification financière de la transaction. Étant donné que les réglementations fiscales et leur application peuvent dépendre du type de contrat, de la relation entre les parties et d'autres circonstances, il est impératif de vérifier la situation actuelle directement auprès de l'administration fiscale ou d'un professionnel gérant le dossier avant la signature.

Conseil professionnel : Ne laissez pas la partie fiscale pour la fin. Comparer le soutien à vie et le soutien jusqu'à la mort n'a aucun sens sans vérifier au préalable comment chaque option affecte le coût total du transfert du bien immobilier.


Risques pour les deux parties

Dans le cas du contrat de soutien jusqu'à la mort, le plus grand risque pour le bénéficiaire est qu'il transfère la propriété immédiatement, puis dépend du prestataire pour l'exécution régulière et à long terme de ses obligations. Si le prestataire cesse de fournir le soutien convenu, le bénéficiaire n'est plus propriétaire et doit protéger ses droits par une procédure juridique plus complexe.

Dans le cas du contrat de soutien à vie, le risque est plus élevé pour le prestataire, car l'obligation de soutien peut durer longtemps et être incertaine, et le transfert du bien immobilier n'intervient qu'à la fin. Dans les deux contrats, il existe également un risque de contestation ultérieure, surtout si les héritiers affirment que le soutien n'a pas été réellement fourni, que le bénéficiaire n'était pas apte à juger ou que le contrat ne masquait qu'une donation formelle. De plus, le bénéficiaire doit garder à l'esprit que la loi limite le nombre de contrats qu'un prestataire peut avoir simultanément, précisément pour réduire le risque d'abus.

Conseil professionnel : Avant de signer, vérifiez la relation de confiance personnelle et la structure juridique de protection. Un bon contrat ne remplace pas la confiance, mais il en est un complément nécessaire.


Comment choisir entre les deux contrats

Il n'y a pas de meilleur choix universel. Un propriétaire qui souhaite conserver la propriété du bien immobilier jusqu'à la fin de sa vie, avec un niveau de contrôle plus élevé, sera plus enclin à un contrat de soutien à vie. D'autre part, un prestataire qui souhaite une plus grande sécurité d'acquérir réellement le bien immobilier et que son droit soit immédiatement visible au cadastre préférera plus souvent le soutien jusqu'à la mort.

En pratique, la décision dépend de la relation entre les parties, de la qualité de l'arrangement contractuel, de la situation familiale, du traitement fiscal attendu et du niveau de risque que les parties sont prêtes à accepter. Des exemples pratiques peuvent aider à comprendre les différences, mais un conseil juridique concret doit toujours être adapté à la situation réelle et au bien immobilier en question.

Conseil professionnel : Avant de prendre une décision finale, comparez les deux modèles pour le même bien immobilier et dans la même situation familiale – ce n'est qu'alors que vous verrez réellement quelle option protège le mieux vos intérêts.


Questions fréquemment posées (FAQ)

1. Quelle est la principale différence entre le soutien à vie et le soutien jusqu'à la mort ?
La principale différence est le moment du transfert de propriété. Dans le contrat de soutien à vie, le bien immobilier est transféré au prestataire seulement après le décès du bénéficiaire, qui reste propriétaire jusqu'à ce moment-là. Dans le contrat de soutien jusqu'à la mort, le transfert a lieu immédiatement après la conclusion du contrat, généralement avec la conservation d'un droit d'habitation ou d'usufruit au profit du bénéficiaire.

2. Le contrat doit-il être conclu devant un notaire ?
Le contrat doit être rédigé par écrit et authentifié par un juge du tribunal compétent ou certifié par un notaire public, c'est-à-dire rédigé comme un acte notarié. En pratique, il est le plus souvent conclu devant un notaire public, qui doit lire le contrat aux parties et les informer de ses conséquences.

3. Les héritiers peuvent-ils contester le contrat ?
Oui. Les héritiers peuvent tenter de contester le contrat s'ils estiment que le bénéficiaire n'était pas apte à juger, que le soutien n'a pas été réellement et régulièrement fourni ou que le contrat ne masquait formellement qu'une autre opération juridique. Une documentation ordonnée sur le soutien fourni et un contrat correctement rédigé réduisent considérablement ce risque.

4. Comment le contrat est-il inscrit au cadastre ?
Dans le cas du soutien jusqu'à la mort, le transfert de propriété est généralement inscrit immédiatement au nom du prestataire, et si nécessaire, un droit d'habitation ou d'usufruit au profit du bénéficiaire. Dans le cas du soutien à vie, le transfert de propriété a lieu après le décès du bénéficiaire, tandis que de son vivant, une mention du contrat est en pratique inscrite pour protéger le futur droit du prestataire.

5. Y a-t-il une taxe sur le transfert de biens immobiliers avec ces contrats ?
Ces acquisitions entrent en règle générale dans le système de la taxe sur les transactions immobilières, mais le type de contrat influe sur le moment de la naissance de l'obligation fiscale et l'éventuel traitement spécial selon la loi en vigueur. C'est pourquoi le traitement fiscal doit toujours être vérifié avant la signature, et non seulement après la conclusion du contrat.

6. Le contrat peut-il être résilié ?
Oui. Les deux contrats peuvent être résiliés par consentement mutuel ou par voie judiciaire, par exemple en raison du non-respect des obligations ou de relations gravement perturbées. Pour le soutien jusqu'à la mort, la résiliation est plus délicate car la propriété a déjà été transférée, il faut donc organiser la restitution du bien immobilier.

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